7 JOURS – 7 BONHEURS – 7 PHOTOS #14

Parce que la vie est parfois une grosse salope… parce que tout le monde il est pas beau et tout le monde il est pas gentil… parce qu’il n’y a plus de saison ma pauv’dame… parce que tant d’horreurs ça n’est pas supportable… parce que malgré tout on doit encore trouver de quoi sourire et rire…

Pour toutes ces raisons, pour m’obliger à voir le positif même s’il se cache dans un détail, j’ai décidé d’immortaliser des moments de bonheur, petits ou grands, chaque semaine.     Sept jours, sept bonheurs, sept photos.

Mes précédents bonheurs en photo avec du hashtag dedans sont ici.

Cette semaine je ne te parle plus déménagement. Le déménagement c’est has been. Cette semaine, je te parle emménagement. Oui Monsieur Madame, emménagement. Non Monsieur Madame, ça n’est pas la même chose.

C’est parti pour une semaine de petits et grands bonheurs!

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Parce qu’un emménagement c’est beaucoup d’énergie dépensée, il a fallu prendre des forces au détour de deux ou trois magasins de bricolage (the place to be de l’emménageur). Rien de tel qu’un bon japonais pour mettre toute la famille d’accord sur la question crucialement existentielle du « on mange quoi? » . La question du « on mange quand? avait été vite réglée par un clair, net et précis « plus tard! » . C’était bon.  #CestQuandQuonFaitPipi #CestQuandQuonArrive

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Mon giga bonheur cette semaine a été de voir les cartons se vider et la maison se vider des cartons. J’ai kiffé voir le camion des poubelles jaunes passer. Non. Je ne suis pas folle. Chaque carton vide déposé devant la maison avant son passage a été une petite victoire. Non. Je ne suis pas folle. C’est juste la première fois depuis 3 ou 4 (5?) déménagements que je peux vider tous les cartons. Tous. Les presque cent. C’est la première fois depuis des années que je sais que je vais rester un-peu-longtemps dans une maison. Certains de ces cartons ont fait 3 ou 4 (5?) déménagements sans avoir été ouverts. D’une certaine manière, m’en débarrasser m’ôte un poids, me vide la tête. #UnCartonDeuxCartonsTroisMoutonsCartons

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Voir les autres heureux est aussi un bonheur. J’ai été ravie de voir l’homme rotofiler notre 5m2 d’herbe. Non, je ne me moque pas. L’homme a été ravi de pouvoir enfin utiliser son nouveau jouet dans son nouveau jardin. Il a eu raison de savourer le moment. L’est lucide l’homme. Il sait que ce plaisir sera furtif. Rien que l’idée de devoir jouer encore avec cet engin prochainement le fatigue. #LesPlaisirsLesPlusCourtsSontLesMeilleurs #JeTeParleJardinLà #WhatElse

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Regarde bien cette photo. Tu n’y vois pas une arche cassée en métal rouillé. Tu ne vois pas non plus le rosier à moitié mort qui y était accroché. C’est ça mon bonheur. C’est ce que tu ne vois pas. J’ai détesté instantanément cette arche. Elle a enfin quitté mon champ visuel. Une autre arche trône encore de l’autre côté de la piscine. Son tour viendra. Le tour des gros pots de fleurs que tu aperçois aussi. Le tour de la dalle aussi, un jour dans bien plus longtemps dans mes rêves. Vider ce jardin de toutes ces vieilleries m’obsède (Non. Je ne suis pas folle je te dis!). Je suis sans pitié. Aucun état d’âme non plus concernant les arbres qui finiront leur vie dans un gros tas de déchets verts dés que possible (pas tous. Mais beaucoup). Leur seule chance de survie serait que je déménage, encore. De là à dire que je pense déjà au prochain déménagement… non… enfin si. Mon petit coin de banlieue est agréable, presque idéal pour les enfants… mais je rêve d’ailleurs. Encore. Cet ailleurs était prévu. Cette étape ne devait être qu’une étape. La maladie de la 6 ans nous a fait revoir nos plans. Mais je rêve. Encore. #LeBonheurInivisibleÇaCompteAussi

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J’ai adoré voir le fauve et l’aboyeur partager un moment de complicité. La vérité? Le fauve a dégagé l’aboyeur de son panier. J’ai fait appel à la dignité de l’aboyeur et lui ai ordonné de reprendre sa place (le chat a son propre panier merde! On l’appelle « lit conjugal » ). J’ai pris la photo vite fait craignant le début d’une querelle de clocher panier. Finalement, ils sont restés ensemble quelques minutes. Je suis restée plantée là à les regarder… tous les trois. D’un côté le fauve, roi du monde ; d’un autre côté l’aboyeur, blasé ; et enfin la 6 ans ravie de pouvoir papouiller les deux bestioles en même temps. #CommeChienEtChatEtEnfant

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Nous avons mangé dehors, en automne. Une première depuis que nous sommes dans la maison. Le vieux store tout défraîchi nous a protégés du soleil de l’été indien. Le pied total. Je n’aime pas manger dehors en général. Rapport aux guêpes qui finissent toujours pas débarquer. Rapport aux insectes en tout genre qui finissent toujours par tomber dans MON assiette ou et dans MON verre. Rapport au fait que la table de jardin est bien trop loin de la cuisine et que je suis une grosse flemmarde. Mais face à un vote unanime contre moi, j’ai cédé. La démocratie a du bon. C’était bien. #LaDémocratieASesLimites #LeChefCestMoi

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La semaine s’est finie avec une petite bière bien fraîche. Un petit bonheur qui se passe de commentaire. #LaBièreCestLaVie #LeMojitoAussi #PutainÇaRime #CestUnSigne

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C’est toujours ça de pris que la vie ne pourra nous reprendre!

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7 JOURS – 7 BONHEURS – 7 PHOTOS #13

Parce que la vie est parfois une grosse salope… parce que tout le monde il est pas beau et tout le monde il est pas gentil… parce qu’il n’y a plus de saison ma pauv’dame… parce que tant d’horreurs ça n’est pas supportable… parce que malgré tout on doit encore trouver de quoi sourire et rire…

Pour toutes ces raisons, pour m’obliger à voir le positif même s’il se cache dans un détail, j’ai décidé d’immortaliser des moments de bonheur, petits ou grands, chaque semaine.     Sept jours, sept bonheurs, sept photos.

Mes précédents bonheurs en photo avec du hashtag dedans sont ici.

Pas de bonheur dimanche dernier. Le coeur n’y était pas… la connexion non plus. Il y avait bien eu des sourires et des rires, perdus au milieu des cartons, du déménagement, de la fin des travaux qui n’en finit pas… mais je n’ai pas pensé à photographier, par manque de temps, par manque de place disponible dans mon cerveau trop encombré.

Cette semaine, impossible de passer à côté de ce rendez-vous!

C’est parti pour une semaine de petits et grands bonheurs!

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Pendant deux jours, de 10 heures à 20 heures, nous avons taillé, tondu, ramassé, coupé, traîné, ratissé. Nous avons tenu à rendre le jardin propre (l’appât de la caution), presque comme nous l’avions trouvé. Mieux en réalité. Deux jours à nous casser les dos et les bras en famille. Deux jours à n’en voir pas le bout. Deux jours à péter les plombs de fatigue. Et au milieu de tout ça coule une rivière, la trêve du déjeuner, le temps-mort, la pause, le pique-nique à l’ombre du grand arbre, sur notre ex-pelouse fraîchement tondue. Trente minutes pour voir tout ce qu’il fallait encore faire… et admirer tout le travail accompli. Petit bonheur. La récompense? Elle s’est présentée le jour de l’état des lieux. L’inspecteur, informé par un collègue, pensait trouver un jardin en friche. Il a dû revoir sa copie et indiquer: haie taillée, pelouse tondue, vigne vierge entretenue. Grand bonheur. #DechetsVertsContreBilletsVerts

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Encore mes déchets verts. On en a chié, tu vas en bouffer. Sur cette photo, environ un tiers de ce qu’on a ratiboisé. Des sacs. Des fagots. Encore des sacs. Encore des fagots. J’ai admiré notre tas montagne de déchets. Putain, c’était fini, enfin! Gros bonheur! #LeBonheurEstVert

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Cette photo pourrait se passer de commentaire. Cette photo aurait pu être évitée. J’aurais pu te l’épargner. Mais non. Parce que j’ai ri autant que j’ai halluciné. Les pieds de l’homme ne supportent pas le carrelage du rez-de-chaussée de la nouvelle maison. Sont sensibles ses grands petons. Quand moi j’ai pensé chaussons et chaussures, lui a évidemment pensé tongs + chaussettes, le combo gagnant. L’homme a parfois de drôles d’évidences. Je le savais en l’épousant. En octobre 1999, l’homme était chaussé de tennis en toile trouées au niveau des pouces. C’était pour lui une évidence qu’il devait les porter… pour notre premier rendez-vous. Ses évidences ont cela de bien qu’elles sont très souvent mystérieuses et incompréhensibles du commun des mortels. #PasBesoinDeHashtagToutEstDansLaPhoto

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Dernière trempette dans la piscine. 24 degrés. Pas assez pour la 6 ans. Mes pieds ont profité quelques minutes, le reste de mon corps n’a pas pu. 15 ans de tropiques laissent des traces. Les fortes chaleurs de ce début de septembre nous ont permis de nous baigner plus que ce que nous espérions. Bientôt la bâche d’hiver se posera… et la cheminée s’allumera. #AchaqueSaisonSonBonheur #VivementLaRaclette

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Ma forêt… mon ancienne forêt (#snif) a retrouvé un gout d’automne. Définitivement, je crois que c’est dans ses habits brumeux que je la préfère. Elle n’est plus juste derrière ma maison et me manque déjà. C’était le gros point noir de ce déménagement (ça et des voisins trop proches retrouvés). #PromenonsNousDansLesBois

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J’ai découvert les figues de barbarie (sans les piquants). Un drôle de nom pour un si petit fruit. On a aimé. Beaucoup. Surtout la orange. Le plus drôle dans l’histoire est qu’on a réalisé que dans une de nos maisons, aux Antilles, on en a eu, sans savoir ce que c’était. Pas curieux du tout des choses du jardin, nous sommes passés à côté. C’est drôle, non? On avait bien repéré nos avocats, nos pamplemousses, nos oranges, nos citrons verts, nos maracujas, nos caramboles, nos cerises pays… mais pas nos figues. #IlNestJamaisTropTardPourAvoirLairCon

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Si tu me suis sur Instagram tu as déjà vu cette photo. J’y évoquais en commentaire un moment mère-fille sympathique. J’osais même parler de transmission, parce que boire du pisse-mémé de mère en fille ça ne s’improvise pas. Du grand n’importe quoi. La réalité est bien moins glorieuse. La 6 ans s’ennuyait. Elle voulait jouer. Je l’ai donc envoyée, tour à tour, dans l’unique but de l’occuper joyeusement, faire ses devoirs, ranger sa chambre, dessiner. Elle a continué, désespérément, à vouloir jouer… avec moi. Tu le sais, je ne suis pas le genre de mère qui joue avec ses enfants. Ça me soule. Ça va bien deux minutes mais pas trois. Hors il se trouve que, le jour même, j’avais déjà rangé un peu joué un peu dans sa chambre avec elle. Quota minutes atteint. Mais dans un élan de compassion, je lui ai proposé de jouer au tea-time. Elle allait gouter une bonne tisane tandis que je pourrai boire mon thé presque en paix. Elle a adoré ce moment. Du coup moi aussi. Du coup on a papoté entre filles, comme elle dit. Du coup, alors que cette histoire de jeu aurait pu gâcher la journée, le pisse-mémé nous a sauvées! #MèreIndigne #SauvéeParLePisse-Mémé

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C’est toujours ça de pris que la vie ne pourra nous reprendre!

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